La douleur de l'enfant

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Prélèvements sanguins

Extrait du livret "La douleur de l’enfant : stratégies soignantes de prévention et de prise en charge"

MÀJ : 20 avril 2010

Extrait du livret

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La présence des lettres-pictogrammes renvoie aux "incontournables" de la prise en charge d’un soin douloureux, développés dans le chapitre des généralités du livret.


Prélèvements sanguins

Information de l’enfant
Organisation et déroulement des soins
Évaluation de la douleur

Prélèvement artériel

La ponction artérielle est très douloureuse. Pour réaliser les gaz du sang, appliquer systématiquement la crème anesthésiante 2 heures avant le geste (la durée d’application augmente la profondeur de l’anesthésie de la peau). L’utilisation du MEOPA est recommandée mais cette utilisation doit être indiquée sur la demande d’examen de gaz du sang du fait des 50 % d’apport en oxygène. Lorsque les prélèvements artériels sont indispensables et réitérés, il est préférable de laisser un cathéter artériel en place.

Prélèvement capillaire
Cette technique est abandonnée par un certain nombre d’unités de néonatalogie au profit des prélèvements veineux, plus accessible à l’analgésie. Ce mode de prélèvement doit être réservé aux prélèvements de très faible quantité (quelques gouttes). Il faut s’interroger, avec l’équipe médicale, sur la pertinence du prélèvement.
En cas d’ictère chez le nouveau-né, et en dehors des situations à haut risque, réaliser de préférence un dosage de la bilirubine transcutanée. Ce test consiste à mesurer la teneur en bilirubine transcutanée sur le front de l’enfant à l’aide d’un bilirubinomètre (Bilicheck© ou Bilitest©). Ce dispositif évite à l’enfant de subir une prise de sang [1].

Organisation des soins
Les prélèvements capillaires sont plus invasifs et douloureux que la ponction veineuse (certaines équipes n’utilisent jamais le prélèvement capillaire). Dans cette indication, l’efficacité de la crème anesthésiante n’a pas été démontrée. Il est recommandé d’effectuer cette ponction sur la partie latérale du doigt en évitant de piquer la pulpe.
Réchauffer (chaleur sèche ou humide) les extrémités froides, en vasoconstriction, avant de prélever.

Bannir l’utilisation des aiguilles IM ou IV et les lancettes traditionnelles. Pour les prélèvements de très faible quantité, utiliser du matériel spécialisé pour diabétiques (stylos autopiqueurs ou lancettes spéciales).

Prélèvement veineux périphérique

Organisation et déroulement des soins

Savoir adapter les contraintes du service aux besoins de l’enfant, regrouper les examens.
Anticiper la pose de la crème anesthésiante 1 h 30 avant la ponction.
Prélever sur le cathéter central quand il existe.
Associer si possible le prélèvement et la pose de voie veineuse périphérique.

Quel matériel choisir ?
Un garrot : la pose du garrot génère de la douleur. Adapter sa largeur et son élasticité à l’âge et à la taille du membre de l’enfant. Il existe un matériel alternatif qui est une sangle élastique avec dispositif de serrage progressif.

Un cathéter : en cas de prélèvements répétés sur plusieurs jours, installer un microcathéter de calibre suffisant avec obturateur ou prolongateur rincé (soit sérum physiologique, soit héparine selon l’habitude du service). Privilégier le prolongateur car la manipulation à distance du site de ponction évite la douleur.
Privilégier le système de prélèvement sous vide type Vacutainer® ou Monovette®.

Autre moyen : utiliser une seringue de 1 ou 2 mL maximum et pratiquer une aspiration douce et continue.

[1] Gassier J, de Saint Sauveur C. Le guide de la puéricultrice - Prendre soin de l’enfant de la naissance à l’adolescence (2e édition). Masson, Paris, 2004 : 222.


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