La douleur a été définie par l’association internationale d’étude de la douleur (International Association for the Study of Pain IASP, 1979) comme une « expérience sensorielle et émotionnelle désagréable liée à une lésion tissulaire réelle, potentielle ou décrite en ces termes par le patient ».

Qu’est-ce que cela veut-dire ?
1. La douleur n’est pas uniquement une sensation, c’est aussi une émotion.
2. La douleur n’est pas proportionnelle à la gravité d’une lésion. Certaines lésions n’entrainent pas de douleur et il peut y avoir des douleurs sans lésion tissulaire.
3. Est douleur ce que le patient décrit comme tel
La douleur n’est pas un événement sensoriel isolé mais fonction d’un contexte et d’une signification. D’ailleurs, classiquement, on distingue quatre composantes à la douleur, intimement intriquées et indissociables.

1. La composante sensori-discriminative

Elle correspond à l’ensemble des mécanismes neurophysiologiques aboutissant au décodage de la douleur comme
• la qualité (torsion, étau, brulures, décharge électrique)
• l’intensité, la durée, le mode évolutif (fond permanent, crises paroxystiques)
• la localisation du message nociceptif

2. La composante émotionnelle

Elle confère à la douleur sa tonalité désagréable, pénible voire insupportable.

3. La composante cognitive

Par composante cognitive, on entend tout ce qui donne sens, interprétation, valeur à la douleur. Il s’agit donc de l’ensemble des processus mentaux capables d’influencer la perception de la douleur et des comportements qu’elle induit
Quand on a mal, on analyse, on cherche la cause, des ressources, en se référant à ses expériences antérieures, ses connaissances. Les jeunes enfants sont dépourvus de ces ressources et sont de ce fait envahis par la douleur.

4. La composante comportementale

Ensemble des manifestations verbales et non verbales observables chez le patient douloureux

Février 2019