La douleur aiguë

Elle se reconnaît facilement (pleurs et cris, agitation) mais peut être confondue avec la peur. Instaurer une relation non anxiogène en parlant calmement, en proposant un jouet à l’enfant installé dans les bras de ses parents permet de distinguer les deux ; les gestes de protection, les positions antalgiques, les crispations, la grimace du visage en dehors des pleurs et le refus de jouer ou communiquer permettent le diagnostic de douleur.

La douleur installée ou prolongée

Elle se manifeste par un comportement appelé atonie ou inertie psychomotrice après une douleur aiguë intense : en quelques heures, l’enfant arrête de pleurer et devient « trop » calme, silencieux, immobile. On parle alors trop facilement de tristesse, d’apathie ; les signes corporels (postures anormales, raideurs, crispations) et le défaut de communication et d’expression du visage permettent le diagnostic de douleur ; les échelles spécifiques d’évaluation de la douleur prolongée permettent une évaluation précise. Si le doute persiste, un test thérapeutique est indiqué.

La douleur chronique

Considérée longtemps comme une douleur durant plus de 3 mois, elle est maintenant souvent qualifiée de « douleur persistant au-delà de la durée attendue » par rapport à la cause ; les facteurs psychosociaux jouent souvent un rôle majeur dans cette douleur et doivent être recherchés. La douleur chronique a une expression comportementale souvent différente, moins marquée ; le retentissement sur la vie quotidienne (activités, école, vie sociale) doit être apprécié en plus de l’intensité et des signes habituels de douleur. Les problématiques de la douleur chronique ne sont pas traitées sur ce site.

Février 2019