La douleur de l'enfant

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Myélogramme : fiche technique

Extrait du livret "La douleur de l’enfant : stratégies soignantes de prévention et de prise en charge"

MÀJ : 20 avril 2010

Extrait du livret

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La présence des lettres-pictogrammes renvoie aux "incontournables" de la prise en charge d’un soin douloureux, développés dans le chapitre des généralités du livret.


Myélogramme

Information de l’enfant et de ses parents
Le myélogramme est un geste particulièrement douloureux dans toutes les phases de sa réalisation : effraction cutanée, osseuse et aspiration de la moelle osseuse. Certaines équipes le pratiquent systématiquement sous anesthésie générale.
Il ne faut pas cacher que cette ponction fait mal mais qu’il existe des moyens antalgiques adaptés.
Anticiper l’événement
La valeur diagnostique de cet examen amplifie le caractère anxiogène du geste. Les résultats de cet examen sont attendus et généralement redoutés. L’anxiété est dans ces circonstances très prégnante et doit être prise en considération dans la préparation et l’information de l’enfant et de ses parents. D’autre part cet acte est souvent réalisé de façon itérative dans le cadre de maladies graves. Dans ces circonstances il est essentiel que le premier geste se déroule dans des conditions optimales.


Organisation des soins
Veiller à trouver une position confortable pour l’enfant quel que soit le site de ponction. Une personne est habituellement nécessaire pour rassurer l’enfant durant le geste, lui parler du déroulement, le faire se concentrer sur sa respiration par exemple…
Moyens médicamenteux [1]
Faire confirmer le site de ponction par l’opérateur pour appliquer la crème anesthésiante 1 h 30 avant le geste (retenir que l’action de celle-ci se limite à l’effraction cutanée).
Une anesthésie locale de la peau, puis du périoste, par infiltration de lidocaïne doit être pratiquée. Le délai de 3 min pour l’efficacité de l’anesthésie locale doit impérativement être respecté.
Administrer du MEOPA et une prémédication d’un morphinique seul (nalbuphine ou morphine) ou en association avec un anxiolytique (type Hypnovel®) notamment dans le cas où l’enfant ne veut pas du MEOPA. Le délai d’action de cette prémédication devra être respecté pour la réalisation du soin.
L’anesthésie générale ou la sédation profonde effectuée par un anesthésiste sont recommandées :
  • chez l’enfant de moins de 8 semaines ;
  • en cas de gestes multiples ou d’échec des moyens d’analgésie préconisés, ou de phobie.
[1] Standards, Options et Recommandations pour la prise en charge des douleurs provoquées lors des ponctions lombaires, sanguines et osseuses chez l’enfant atteint de cancer, 2005  : 55.


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