La douleur de l'enfant

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Soins de bouche

Extrait du livret "La douleur de l’enfant : stratégies soignantes de prévention et de prise en charge"

MÀJ : 20 avril 2010

Extrait du livret

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La présence des lettres-pictogrammes renvoie aux "incontournables" de la prise en charge d’un soin douloureux, développés dans le chapitre des généralités du livret.



Soins de bouche

Information de l’enfant et de ses parents


Soin de bouche de confort
Les soins de bouche non médicamenteux relèvent du rôle propre de l’infirmier. Ils sont effectués pour l’hygiène et le confort de l’enfant.
Chez les enfants dans l’incapacité de réaliser des bains de bouche : procéder par tamponnage ou badigeonnage avec des bâtonnets à embout coton ou mousse, à défaut utiliser une compresse enroulée autour d’un doigt.
La bouche est nettoyée avec douceur du fond vers le devant sans oublier les dents, le palais, les joues et la langue.
Proposer à chaque fois que possible un brossage des dents (déconseillé si thrombopénie) avec une brosse souple et un dentifrice doux éventuellement fluoré.


Soin de bouche de prévention et de traitement
Le soin de bouche est un élément essentiel de la prévention et du traitement des lésions de la muqueuse buccale. Celle-ci peut être altérée par une maladie infectieuse ou virale et/ou par les traitements notamment par la chimiothérapie (mucite). L’éducation de l’enfant et de sa famille est importante pour les motiver et les convaincre de l’intérêt de ce soin.
Le soin de bouche est réalisé avec une solution bicarbonatée, additionnée d’un antiseptique et d’un antifongique (aucun consensus n’existe sur la composition à utiliser). La fréquence de ces soins varie selon l’indication : curative ou préventive.


Moyens non médicamenteux
  • Ne pas insister sur le brossage des dents chez l’enfant qui présente des lésions sévères du type mucite.
  • Proposer les bains de bouche froids.
  • Méthodes psycho-corporelles : relaxation, hypnose…

Moyens médicamenteux

  • Adjonction d’un antiseptique et/ou d’un antifongique en fonction des protocoles de service et du type de lésion.
  • Adjonction de Xylocaïne® (anesthésique local) à 1 ou 2 % aux bains de bouche.
  • Prise de Xylocaïne® visqueuse à la cuillère (que l’enfant répartira avec la langue sur les lésions avant de l’avaler) ou appliquée sur une compresse mouillée. Posologie : 1 mL = 20 mg, se limiter à 1 mL pour 10 kg ; ne pas laisser le tube à disposition de l’enfant. Prévoir l’application sur les lésions avant les repas. Cette pratique n’est pas consensuelle entre les différentes équipes.
  • Attention : attendre 1 h 30 avant toute ingestion dès l’application de Xylocaïne® dans la bouche en raison des risques de fausses routes.


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